vendredi 6 février 2009

1ère semaine à Montréal

Maintenant que vous en savez plus sur le cadre dans lequel je vais vivre pendant 5 mois, nous allons passer aux choses sérieuses en nous intéressant à ce que j'ai fait durant les premiers jours de mon arrivée. Ma première semaine sur le sol québécois peut être considérée comme une semaine de vacances. Je l'ai passée aux cotés de Vincent avec qui j'ai visité les coins touristiques de la ville de Montréal.

Semaine
01 janvier 2009
Après un vol d'une durée de 8h38, une escale à Washington de 2 heures et un deuxième trajet en avion d'1h48, nous nous sommes précipités dans notre chambre d'hôtel du "Delta Montréal centre -ville" pour récupérer du décalage horaire (à ce propos, il faut retirer 6 heures à l'heure belge pour obtenir celle du Québec!!!!).


02 janvier 2009
Le lendemain fut consacré au shopping (ou plutôt au magasinage) afin d'acheter le nécessaire pour braver l'hiver canadien et ses températures extrêmes (notons que Montréal nous a accueilli avec -35°!!!).
















Nous en avons quand même profité pour visiter les environs des centres commerciaux "Eaton" et "Les Ailes" en nous baladant sur la partie de la rue Sainte Catherine qui traverse le centre-ville.

Nous avons également été passés notre curiosité au Centre Bell. Ce dernier constitue la scène principale pour la présentation d'évènements sportifs, culturels et artistiques à Montréal. Il s'agit d'un amphithéâtre qui compte 21 273 sièges. Il accueille, depuis une dizaine d'années, le club de hockey "Les Canadiens" ainsi que de fréquents concerts populaires et des spectacles familiaux.





Après s'être baladés toute la journée, nous avons récupéré nos bagages pour emménager dans mon nouveau logement. Jenny, ma locataire, nous attendait pour souper. Elle nous avait préparé une fondue chinoise, plat dont les Québécois raffolent mais qui semblent d'origine chinoise...



03 janvier 2009



Après avoir passé notre première nuit dans ma nouvelle demeure, Vincent et moi avons commencé à inspecter les environs et notamment les bâtiments de mon université. Voilà deux photos de deux pavillons de l'UQAM, situés sur Sainte Catherine, à proximité de la rue Saint Denis.






Voilà la rue Saint Denis qui se profile derrière Vincent.








Il s'agit plus particulièrement de la section entre le boulevard De Maisonnneuve, au sud, et le boulevard Saint-Joseph, au nord. Cette partie de la rue est bordée de nombreux cafés-terrasses et de belles boutiques installés à l'intérieur d'anciennes demeures Second Empire de la deuxième moitié du XIXe siècle. On y trouve également plusieurs librairies et restaurants qui sont devenus au fil des années de véritables institutions montréalaises.







En remontant la rue Saint-Denis, toujours dans le quartier latin, nous sommes arrivés au square Saint-Louis autour duquel de belles maisons victoriennes d'inspiration Second Empire s'articulent. Cet espace de verdure constitue le noyau du quartier résidentiel de la bourgeoisie canadienne-française. L'ensemble forme un des rares paysages urbains montréalais où règne une certaine harmonie.




A l'ouest, la rue Prince-Arthur débouche sur le square. Cette artère piétonne était, dans les années 1960, le centre de la contre-culture et du mouvement hippie à Montréal. Elle est, de nos jours, bordée de nombreux restaurants qui étendent leur terrasse jusqu'au milieu de la rue. On y trouve notamment le "Café-campus", bar branché où les jeunes se retrouvent régulièrement pour boire une bière, danser ou apprécier un spectacle de ligue d'impro....



Nous sommes ensuite redescendus vers le Vieux-Montréal.
On notera une différence appréciable dans le tissu urbain entre le centre-ville moderne où se dressent des tours en verre et en acier bordant de larges boulevards, et le secteur de la vieille ville, où la pierre prédomine le long de rues étroites et compactes.

Parmi les édifices à voir, nous retrouvons ici la basilique Notre-Dame qui est un véritable chef-d'œuvre du style néogothique en Amérique. Il ne faut pas y voir une réplique d'une cathédrale d'Europe, mais bien un bâtiment foncièrement néoclassique de la révolution industrielle, sur lequel est apposé un décor d'inspiration médiévale.


















En se baladant sur le rue Saint-Jacques, nous avons rencontré la place d'Armes. Sous le régime français, cette place constituait le cœur de la cité. En centre de la place, on aperçoit le monument à Maisonneuve qui représente le fondateur de Montréal, Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve.

La place de forme trapézoïdale est entourée de plusieurs édifices dignes de mention dont la banque de Montréal. Fondée en 1817, elle est la plus ancienne institution bancaire du pays. L'imposante façade de son siège social de 1847 évoque la puissance romaine de l’antiquité. L'intérieur, réaménagé en 1905, confirme par sa somptuosité le succès de la banque.








En nous dirigeant vers le Vieux-Port, nous sommes passés par la place Jacques-Cartier qui accueille l'hôtel de ville. La forme allongée de la place lui vient de ce que les marchands, ayant racheté la propriété, ont choisi de donner au gouvernement de la Ville une languette de terre, à condition qu'un marché public y soit aménagé.






A l'extrémité supérieure de la place, on aperçoit la colonne Nelson érigée à la mémoire de l'amiral Horatio Nelson, vainqueur de la flotte franco-espagnole à Trafalgar. Cette colonne est le plus ancien monument qui subsiste à Montréal.










04 janvier 2009



Voici venu le temps des randonnées dans les parcs de Montréal et notamment dans le parc La Fontaine, principal espace vert du Plateau Mont-Royal. D'une superficie de 38 ha, le parc est agrémenté de deux petits lacs artificiels et de sentiers ombragés que l'on peut emprunter à pied ou en vélo. Des terrains de pétanque et des courts de tennis sont mis à la disposition des amateurs. En hiver, une grande patinoire éclairée est entretenue sur les étangs. On y trouve également le Théâtre de la Verdure.




Après avoir marché quelques temps sur l'Avenue Mont-Royal où il y avait un vent à couper le souffle, nous avons à nouveau changer de quartier et opter pour la Petite-Italie où se trouve le marché Jean-Talon où l'on peut acheter des fruits et des légumes de saison.


05 janvier 2009

















Voici encore des photos de la rue Saint-Catherine centre-ville sous un autre angle et baignée par les rayons du soleil.




Avides d'espaces verts, nous nous retrouvons dans le parc Mont-Royal, le plus imposant de Montréal. Sur cette montagne à trois sommets, ce parc occupe un espace de choix avec plus de 200 hectares et offre des vues incomparables sur le centre urbain qui l’entoure. Le parc a été conçu à la fin du 19e siècle par le célèbre architecte paysagiste Frederick Law Olmsted, également concepteur de Central Park à New-York.

Le parc du Mont-Royal offre la possibilité de pratiquer une foule d’activités en toute saison: patinage sur la glace réfrigérée, ski de fond et raquette, glissade ou tout simplement de la marche.


Oh! Un écureuil qui a oublié d'hiberner...


06 janvier 2009

Dans notre visite de Montréal, un détour par le parc olympique (décidément, encore un parc!!!) s'imposait.

Le Stade olympique, de forme ovale, dispose de 56 000 places, et sa tour penchée fait 175m de hauteur. Il accueille chaque année différents évènements.
La tour du stade, la plus haute tour penchée du monde, a été rebaptisée la Tour de Montréal.





L'ancien vélodrome, situé à proximité, a été transformé en un milieu de vie artificiel pour les plantes et les animaux appelé Biodome de Montréal. Ce musée rattaché au Jardin botanique présente sur 10 000 m² quatre écosystèmes fort différents les uns des autres: la foret tropicale, la foret laurentienne, le Saint-Laurent marin et le monde polaire. Ce sont des microcosmes complets, comprenant végétation, mammifères et oiseaux en liberté, ainsi que des conditions climatiques réelles.











Mais quel est cet animal étrange?







Après s'être émerveillés devant un grand nombre de paysages, d'animaux et de végétaux, nous avons voulu savoir à quoi ressemblait un film québécois. Pour ce faire, nous avons été au cinéma du quartier voir "Babine". C'était très bien, à la fois amusant et émouvant, sauf que je n'ai pas tout compris aux expressions et à l'accent québécois. Mais ça viendra, il suffit d'un peu de temps!!!


Poster Babine

Genre
: conte - Origine: Québec - Réalisateur: Luc Picard - Scénariste/écrivain: Fred Pellerin

Synopsis:
À Saint-Élie de Caxton, les habitants les plus superstitieux, dont un barbier ivrogne et une commère enceinte depuis vingt ans, attribuent à Babine, fils simple d'esprit d'une guérisseuse peu avenante surnommée La Sorcière, tous les malheurs qui s'abattent sur le village. Lorsque l'église flambe, avec dedans le bienveillant Vieux Curé, le successeur fanatique de ce dernier s'empresse de faire condamner à mort le fou inoffensif en lui arrachant une confession sous la menace. Le garçon naïf et rêveur parvient cependant à s'échapper, grâce à l'aide de l'avisé Toussaint Brodeur, marchand général et éleveur de mouches, qui est presque devenu un père pour lui. Babine aboutit alors dans un cirque ambulant, où il tombe sous le charme d'une saltimbanque qui exécute un numéro périlleux avec un taureau géant.


07 janvier 2009

Rien de palpitant à raconter, nous avons été faire les courses au supermarché et nous nous sommes reposés de notre début de semaine éprouvant!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
















Juste un jolie photo de la rue Sainte-Catherine sous la neige.


08 janvier 2009

Dernière journée complète avec Vincent, il fallait donc en profiter en organisant une journée bien chargée. Nous avons donc décidé d'approfondir la partie réputée romantique de la ville à savoir le Vieux-Montréal.

Mais avant toute visite, nous nous sommes rendus au Centre Bell dont j'ai déjà parlé plus haut afin d'acheter deux places pour un match de hockey sur glace. A vrai dire, j'ai profité de l'engouement de Vincent pour le hockey afin d'avoir l'occasion de vivre une expérience inoubliable dans un stade qui peut accueillir plus de 20 000 personnes.


Nous nous sommes donc baladés dans le Vieux-Montréal.







Nous n'avons pas manqué de nous promener le long du Vieux-Port. Délaissé à cause de sa vétusté, il a été réaménagé pour accueillir les promeneurs. Il comporte un agréable parc linéaire, aménagé sur les remblais et doublé d'une promenade le long des quais offrant une "fenêtre" sur le fleuve de même que sur les quelques activités maritimes qui ont été préservées.











Sur le Vieux-Port, on trouve le bassin Bonsecours où l'on peut faire du patin à glace. Cette activité extérieure est très populaire à Montréal; elle est peu couteuse et ne nécessite qu'un minimum d'équipement et de technique.















Après avoir apprécié un très agréable moment, il était temps de passer aux choses sérieuses: le match de hockey sur glace entre Toronto Maple Leafs et les Canadiens.




Depuis l’arrivée d’une équipe de la Ligue nationale de hockey à Toronto en 1917, la rivalité entretenue sur la glace par les deux métropoles canadiennes ne s’est jamais essoufflée.

Les Canadiens et les Maple Leafs se sont affrontés pour une première fois, en séries, lors de la saison initiale de la LNH. Les Blueshirts (surnom de la formation torontoise, qui n’avait pas de nom officiel) remporta la série et éventuellement la coupe Stanley.

Alors qu'ils s'étaient affrontés à trois reprises en séries à la fin des années 1940, la rivalité entre les deux équipes a véritablement pris son envol au milieu des années 1950. De 1956 à 1960, les Canadiens ont dominé la LNH et établi un record de cinq championnats consécutifs, les deux derniers ayant été remportés par les Maple Leafs.

Après une accalmie d’une saison, les Maple Leafs ont imité le Tricolore en soulevant la coupe trois années de suite. En 13 saisons, soit entre 1956 et 1969, Montréal et Toronto se sont partagés 12 des 13 coupes Stanley.

La compétitivité qui se maintient entre le bleu-blanc-rouge et le bleu et blanc vient également du fait que plusieurs grandes vedettes du circuit ont, sans impunité, porté les couleurs des deux formations, provoquant la colère des plus fervents partisans.







Il fallait vivre cette évènement comme il se devait . Nous avons donc acheté le repas qui convenait au mieux à l'ambiance américaine!!!



















La première période de 20 min fut très agréable à regarder car les joueurs étaient concentrés sur leur match et proposaient un bon jeu. Par contre, à partir de la deuxième période, nous avons vu plus d'affrontements entre les joueurs qu'autre chose. C'était très étonnant de constater que les hockeyeurs pouvaient se battre sans que l'arbitre ne réagisse mais apparemment, les combats font partie intégrante des matchs de hockey sur glace. En tous les cas, ces confrontations mettaient beaucoup d'ambiance.




09 janvier 2009

Cette semaine de vacances aux cotés de Vincent se termine déjà. Je vais maintenant devoir appréhender Montréal seule, sans repère.
Allez, c'est parti!!! Suivez-moi...

J'ai eu rapidement l'esprit occupé par l'organisation administrative de mon erasmus. En effet, une réunion était prévue vers 12h pour les étudiants étrangers afin de leur expliquer quelles démarches il fallait entreprendre et pour faire une visite guidée de l'université.

Fin de semaine
10 janvier 2009

Jenny, ma colocataire, "m'a prise sous son aile" en m'initiant dès le soir suivant le départ de Vincent à la vie culture très active de Montréal. Ainsi, nous sommes allées voir ensemble une pièce de théâtre au Centre Calixa Lavallée dans le parc Lafontaine intitulée "L'Auberge rouge" dans laquelle jouait un belge. Décidément, je ne suis jamais très loin de mes racines.
Cette pièce présentée par la troupe d'amateurs "les Exclamateurs" est une comédie mise en scène et adaptée par Franck Ybert.



Synopsis
:
"- Plutôt mourir que de passer la nuit dans cette sordide auberge.

- Il en sera fait selon votre volonté, madame la baronne."

À l’auberge de Peyre-Abeille, Ardèche, les voyageurs sont assurés de dormir pour longtemps. Les tenanciers du lieu feront de leur mieux pour s’en assurer…

Inspiré d’un fait divers réel de 1831, Claude Autant-Lara a réalisé en 1951 un film écrit par Jean Aurenche avec Fernandel dans le rôle du curé salvateur.


11 janvier 2009

J'ai terminé ma première semaine à Montréal en rencontrant une partie des amis de Jenny autour d'une fondue au chocolat. Quel délicieux moment.....




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire